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L'e-learning est-il vraiment l'avenir de la formation ?

Évaluation de la formation - E-Learning

Non-elearning


La formation professionnelle vient de connaître un bond décisif dans sa transformation digitale. Plébiscité aux États-Unis et dans les pays anglo-saxons, l’e-learning a profité de la crise sanitaire pour montrer comment il révolutionne l’acquisition des connaissances. L’heure du bilan a sonné. Mon parti pris.

 

Un engouement pour l'e-learning ?

Je ne suis ni pour ni contre l’e-learning. Cependant, j’observe que durant les 10 dernières années, toutes les formations devaient basculer en e-learning. C’était la réponse à tous les besoins d'acquisitions de compétences et de connaissances professionnelles. À présent, à la faveur de la crise sanitaire, on nous parle d’un effet accélérateur extraordinaire : les gens auraient compris qu'ils pouvaient se former à distance. C’est vrai : l’impossibilité de circuler et de se rendre dans les locaux de son entreprise de mi-mars à début mai 2020, et au-delà, a effectivement provoqué une adaptation extraordinaire des formats de formation. Selon le baromètre annuel Transformations, Compétences et Learning 2021 de Cegos, près d’un responsable de formation — ou DRH, RRH — sur deux indique avoir privilégié une formation en e-learning.

Ce changement de mentalité qui s'opère autant chez les organismes de formation que chez les stagiaires est salutaire. Cependant, il ne démontre pas que l’e-learning est devenu l’alpha et l’oméga de l’apprentissage en formation. Selon une étude ISTF, institut des métiers du digital learning, au début de l’année 2021, 89% des personnes interrogées — des entreprises privées, des organismes publics et des centres de formation — indiquaient vouloir introduire plus de distanciel dans leurs formations. Et 85% considéraient la classe virtuelle efficace quand le présentiel obtenait 88% des avis sur le même critère. Le dernier baromètre Cegos confirme cette tendance : 69% des professionnels RH interrogés ont mis en place des classes virtuelles. Dit autrement : des formations en distanciel.

En creux, l’e-learning ne décolle pas en France, car le présentiel reste la référence : les formateurs de qualité, pédagogues et très professionnels n’ont pas quitté le métier et restent des valeurs sûres pour les organismes de formations. Pour preuve, les centres de formation avaient retrouvé un fonctionnement à 100% à peine un mois après la fin du premier confinement. C’est vrai : en présentiel, les participants discutent de manière informelle. Ces échanges, ces partages d’expériences participent autant que le contenu de la formation au développement des compétences des collaborateurs.

 

Renforcer l’engagement collaborateur avec les LMS

Bien sûr, le LMS (learning management system) a ses vertus. Il apporte aux grands groupes l'occasion de mettre en place un seul canal de formation. Ainsi, chaque collaborateur suit le module dont il a besoin au moment qu’il souhaite et autant de fois qu'il le veut. De son côté, la fonction RH peut lancer à l’échelle mondiale une action uniforme de formation, avec un impact très corporate. En un clic, tous les collaborateurs accèdent à la même et stricte information, seule la langue utilisée change selon le pays. D’ailleurs, ces modules sont assez courts pour ne pas perturber une journée déjà bien remplie. Ce qui n’est pas le cas du présentiel, qui crée une absence sur une ou plusieurs journées consécutives.

Autre atout du LMS : le renfort de l’engagement des collaborateurs. En effet, grâce à l’e-learning, ils trouvent immédiatement une ressource pour se former en situation de travail et dépasser positivement le point de blocage. Chaque salarié devient un acteur plus impliqué dans le déroulé de son parcours formation. Ce qui n’est pas possible avec le distanciel ou le présentiel, qui demandent une programmation avec un peu d’anticipation. Ce qui crée un décalage entre l’expression du besoin et la réponse, et développe une frustration qui désengage.

 

Et si c’était le blended learning l’avenir de la formation ?

Il s’ajoute un intérêt financier, puisque le coût de l'e-learning est moindre, en partie parce que les contenus sont produits en interne. Ce qui est le cas de 62% des personnes interrogées pour l’étude de l’ISTF. D’ailleurs, pour 31% des acteurs qui se sont exprimés le digital learning leur permet d'améliorer l’efficacité pédagogique des formations. Et pourtant...

Aujourd’hui, la vraie tendance c’est le blended learning. C’est-à-dire un mixe entre e-learning, distanciel et présentiel. Aucun des trois ne va remplacer les 2 autres. Chacun apporte son utilité et son efficacité là où les autres formats affichent de moins bonnes performances et pertinences. Par exemple, dans les prochaines semaines, les formations internes en présentiel vont fortement contribuer à recréer de la cohésion dans les équipes, apporter de la vision sur les prochains mois et permettre de décloisonner les salariés. Ce qui est moins évident avec les salles virtuelles et encore moins avec l’e-learning. Il en est de même pour les jeux de rôle et les mises en situation : chacun va avoir une approche différente, à lui, qui va enrichir la communauté de sa propre expérience. Le brassage d'idées, de personnalité, d'humains apporte une valeur supérieure à ladite formation, que la distance ne permet pas.

La réussite des formations de demain reposera sur la multi modalité pédagogique. Dans les transports, elle a fait ses preuves. La formation s’y prête totalement. D’un côté, il s’agit d’offrir aux salariés la bonne modalité au bon moment. Et d’un autre côté, elle apporte toute la visibilité dont a besoin le responsable de formation ou le responsable RH. C’est parce que ce dernier n’a souvent pas cette visibilité, en tout cas de manière imparfaite, qu’il adopte des processus moutonniers alors même que le marché de la formation est très atomisé : 65 000 organismes de formation. Aucun ne dépasse 1% de parts de marché.

Pourquoi faut-il nécessairement tous faire la même chose ? Le blended learning ou la multi modalité évitent cet écueil qui consiste à suivre les modes. Ils permettent de choisir ce qui est le mieux pour chaque collaborateur et l’entreprise. Bonne nouvelle : déjà 48% des responsables de formation et des DRH en sont convaincus ! Je le suis aussi. Et vous ?

 

Jérôme Lesage Place de la Formation

Jérôme Lesage
Le blog de la formation

 

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Qu’est-ce qu’une formation en e-learning ?

L’e-learning est un format de formation qui rencontre un fort succès aux États-Unis et dans les pays anglo-saxons. Il s’agit de modules en ligne avec des vidéos et des tests de validation d’acquis. Ils peuvent être consultés à tout moment et visionnés plusieurs fois. Avec la crise sanitaire, 48% des responsables de formation déclarent s’être tournés sur ce format, dont l’un des avantages est de développer l’engagement des collaborateurs.


Quel format pour une formation en ligne ?

La formation en ligne recoupe plusieurs réalités et formats. D’un côté, il y a l'e-learning où le collaborateur se forme en situation de travail sur un court moment. Et d’un autre, il y a les classes virtuelles, que l’on peut aussi appeler le distanciel, où il y a une interaction via une visio sur un temps variant selon les plans pédagogiques. Ce sont deux approches complémentaires qui répondent à des objectifs d’apprentissage différents.


Qu’appelle-t-on le blended learning ?

Le blended learning correspond à une approche multimodale dans la réalisation d’une formation. C’est le mixe entre présentiel, classe virtuelle et e-learning. Cela permet de répondre à différents enjeux, dont celui de s’adapter aux besoins de chaque collaborateur et de ne privilégier aucun format pour atteindre les objectifs de la formation.



 


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